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Vertige

  • Alexandre Lati
  • il y a 5 jours
  • 2 min de lecture
L'Homme qui dort - Encre et aquarelle sur papier. Février 2026. Alexis Lekat ©
L'Homme qui dort - Encre et aquarelle sur papier. Février 2026. Alexis Lekat ©

Le roman s’ouvre sur un vertige. 


En pleine nuit dans son lit, un homme est pris dans un invincible tourbillon. Les murs de sa chambre bougent, les époques de sa vie, en images incandescentes, tournoient. Avec fulgurance, il voyage, de l’une à l’autre, dans des nuits qu’il a traversées dans d’autres pièces et en d’autres circonstances, au long de son passé. Tout est là, autour de lui, aussi réel qu’impalpable : l’intensité de ses angoisses enfantines, la force de ses passions juvéniles, la campagne ambivalente, la mer mouvante, ses abandons et sa résignation. 

 

Et une fois éveillé, il fait revenir avec douceur une nuit en particulier, à sa mémoire : celle de vacances d’été à la campagne, alors qu’il était petit enfant. Elle relate son premier souvenir marquant avec M. Swann et elle constitue notre première rencontre avec lui.


Pour moi, cette ouverture est à couper le souffle. Je ne comprends pas que les éditeurs sz lépoque soient passé à côté. Elle est tout simplement magistrale : par sa mise en image, par son mouvement et enfin, par son aspect quasi fantastique, que seul un film aux effets spéciaux très sophistiqués saurait éventuellement restituer.  


Mais il y a bien plus encore, pour qui relit l'oeuvre ; j'en suis parcouru de frissons et j'en ai des larmes aux yeux. Dans ce un passage qui inaugure l'oeuvre, se trouve déjà condensé ce qu’une vie peut faire traverser, et qu’une partie de la vôtre vous permettra de lire. 


Dans mon expo physique, il y aura très certainement un espace qui sera dédié à La Chambre.

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